La question de l’énergie

Cet article a été mis à jour en août 2017.

L’énergie est notre avenir, économisons là dit une publicité Française… Oh que c’est vrai, et bien compliqué d’en disposer aisément. Nous mesurons pleinement les efforts à mener pour en avoir. Et dire que certains pays visités n’ont pas l’eau courante, ni l’électricité…

A bord nous avons quatre sources d’énergie : le solaire, l’éolien, l’hydrolien et le gas-oil.

Le solaire : Nous disposons de 4 panneaux solaires, totalisant 500W maximum. De loin la meilleure source d’énergie avec l’hydrolien, sauf quand le soleil vient à manquer. Si c’était à refaire, je viserais autour de 700W de panneau, voire 1000W, cela couvrirait largement tous les besoins. A ce jour il faut jongler entre le disponible et les besoins. J’espère que les progrès réalisés par nos brillants chercheurs permettront d’augmenter les rendements des panneaux, car à ce jour à raison de 160W/m2 ce n’est pas énorme.

L’éolien : De loin le plus mauvais, bruyant et inutile sauf à avoir deux éoliennes de 2 mètres de diamètre, et encore… Si c’était à refaire : je n’en monterais pas, car le coût/contrainte/gain énergétique est vraiment mauvais.

L’hydrolien : La ligne d’arbre est équipée d’un alternateur de 20 ou 25A. Lorsque nous sommes à voile, la ligne d’arbre entraînée par sillage fait tourner un alternateur via une courroie. C’est purement génial comme truc !!! Très efficace, sauf sur la vitesse du bateau… l’énergie absorbée par cet alternateur est puisée au travers de la ligne d’arbre ce qui réduit la vitesse d’environ 0,7Noeuds lorsque 15-20A sont produits environ. On n’a rien sans rien, mais en grand voyage on se moque bien de perdre un peu de vitesse si c’est pour garder les langoustes dans le congélateur…

Le Gas-oil : Équipé de deux réservoirs et cumulant 800 litres de gas-oil, on pourrait considérer que cela est énorme. Oui cela l’est, non cela ne l’est pas… tout dépend du « bon » (ou « mauvais ») usage qui en est fait : notre leitmotiv.

Le gas-oil a trois usages possibles :

1/ Le chauffage par la turbine d’air pulsé : l’usage en sera très limité vue notre destination plutôt chaude, sauf vers le sud des Amériques : cap Horn et environs. La consommation est d’environ un demi litre par heure à pleine charge, ce qui est peu, cependant pour ses besoins propres il a besoin d’électricité à hauteur de 50 à 60W permanent, environ 4 à 5A sous 12V ;

2/ Le moteur de propulsion  qui mange autour de 3 litres par heure à vitesse économique ;

3/ Le groupe électrogène qui a pleine charge est à 1,5 litres par heure maxi.

 

Les usages de l’énergie :

Nous avons quelques exigences de confort. Nous avons la chance d’avoir un congélateur et un frigo à bord. Atrocement gourmand c’est bestioles. Aussi afin de ne pas passer notre temps à faire tourner le groupe et/ou le moteur et faire les entretiens, nous avons monté des panneaux solaires et une éolienne. Le retour d’expérience nous dira si le dimensionnement de tout ceci a été correct ou insuffisant.

Mais voilà… la production d’eau absorbe 25-30A sous 12V pour produire 60 litres d’eau par heure… aïe aïe aïe l’énergie. Voir le chapitre sur la question de l’eau… là encore il faudra se montrer économe en eau… pas de bain à bord… enfin, si, mais dans la mer.

 Premiers retour d’expérience (été 2017) : L’éolien c’est de la « daube »… A 15 nœuds de vent, elle produit péniblement 4 à 6 ampères (ATMB 350, pourtant performante), et à 28 noeuds elle s’arrête (pourquoi donc ??? le régulateur la bloque, c’est pénible !!). Très décevant l’éolien, je ne recommande pas du tout. Vu le prix et ce qu’elle produit c’est une catastrophe, et pourtant nous sommes sous les alizés qui soufflent bien. Le solaire en revanche est particulièrement adapté. J’ai mis que 2x140W + 2x100W. Cela étale notre consommation de la journée et réalise une légère charge des batteries et permet une heure ou deux de production au dessalinisateur. Quant à l’hydrolien (pris sur la ligne d’arbre moteur avec un alternateur entraîné par courroie) c’est carrément le top. Bien que cela nous absorbe environ 0,7 nœuds de vitesse. A 5 nœuds il produit facilement 15 ampères, le pied quoi !! Mais il faut naviguer, et avoir une vitesse minimum de 5 noeuds, ce qui au mouillage (80% du temps), est bien compliqué à obtenir !!! Le solaire prend donc le relais au mouillage.

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