L’eau

L’eau, la base de tout. Une place essentielle dans l’attention qui est portée à l’eau pour ce qui nous concerne. Surveillance permanente du niveau de la cuve, de la disponibilité restante, de l’état de pollution de la cuve et bien plus encore.

A tel point qu’une courbe située de façon très visible dans le bateau permet à tout un chacun de voir d’un coup d’œil si nous allons manquer et quand il faudra faire le plein.

Bien que disposant de 1500 litres à bord, ce qui est beaucoup par rapport aux voiliers classiques, cela n’autorise pas de gaspillage. Simple calcul : traversée du pacifique : 30 jours, soit donc 50 litres par jour, à raison de 5 personnes à bord, cela fait 10 litres par jour et par personne. A ce rythme là, à la maison la facture d’eau risque de baisser de façon ultra vertigineuse, essayez vous verrez. Et avec ceci il faut boire, faire la cuisine, se laver (encore que l’eau de mer peut convenir)… Et là encore, nos bons industriels proposent des dessalinisateurs qui deviennent performants. L’eau de mer est transformée en eau douce et hop on remplit la cuve à eau… mais il faut de l’énergie pour cela, aussi le chapitre « la question de l’énergie » tente d’apporter une réponse.

Nous avons donc installé un dessalinisateur, son démarrage interviendra sous peu (juil. 2015), je ferai part ici des premières impressions.

Premiers retour d’expérience (nov 2016) : Le dessalinisateur est LE matériel qui change tout ! Plus besoin d’aller au port faire le plein, autonomie totale, le bonheur. Certains navigateurs remplissent les cuves par récupération d’eau de pluie, nous allons nous y mettre aussi. Notre consommation est d’environ 40-50 litres par jour et par personne. Ceci c’est tout compris : lessives, vaisselle, boissons etc. Le seul souci avec le dessalinisateur est que l’eau osmosée n’a plus de minéraux, mef aux carences…

Nous n’avons pas touché un port durant 4 mois, comme quoi le dessal rend autonome 🙂

 Attention le dessalinisateur est fragile et supporte mal les agressions telles les hydrocarbure, ou le chlore. Les impuretés en suspensions sont filtrées à hauteur de 5 microns pour la membrane d’osmose, et 400 microns pour la pompe de gavage. Le filtre 5 microns se sature donc assez vite (tous les 100h environ il faut le changer, max 200h). Ayez du stock… Quant à la pompe protégée par du 400 microns c’est insuffisant car la pompe est du type palettes carbone sur glace carbone. Les palettes se dégradent avec les impuretés. J’ai donc modifié le filtre 400 microns par un filtre 120 microns afin de mieux protéger la pompe. Aussi le nettoyage du filtre 120 microns est plus fréquent. Qu’importe, toutes les 2 semaines, brossage et nettoyage du filtre qui est lavable. Le filtre 5 microns est un filtre à cartouches jetables, il n’est pas lavable.

Nous avons le modèle Aquabase ESW/601 (65l/h). Une avarie (voire la page « Avaries ») est survenue. J’ai pu m’en sortir par une pirouette. Riche d’enseignements.

Nous sommes ravis de notre dessal, même s’il doit faire l’objet d’une attention toute particulière et grande surveillance.

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